Face aux aléas climatiques – «Le climat, la météo et l’eau» doivent être abordés ensemble

Le conseiller fédéral a appelé lundi à Genève la communauté internationale à « décloisonner » la météorologie et l’hydrologie pour répondre aux défis climatiques.

Le Conseil fédéral Alain Berset prône une plus grande collaboration entre les systèmes météorologiques et hydrologiques.

MétéoSuisse a émis près de 125 millions d’avertissements de pluie et d’inondation lors de mauvais temps cet été, selon Alain Berset. Lundi, à Genève, le conseiller fédéral a demandé à la communauté internationale de « décloisonner » la météorologie et l’hydrologie.

« Le climat, le climat, l’eau, tous ces systèmes doivent être abordés de manière holistique », a-t-il déclaré en ouvrant une session spéciale de dix jours du Congrès de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Selon le chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI), cette approche commune devrait se concentrer principalement sur les systèmes météorologiques et hydrologiques.

28 millions d’alertes

En Suisse, cette collaboration est appliquée. Lors des intempéries de l’été dernier, 28 millions d’avertissements ont été émis pour de fortes pluies et 95 millions pour des inondations, a déclaré Alain Berset. Lire aussi : Luc Ferry: «Il existe une alternative à l'écologie punitive». «Mais l’échange de données est également central au niveau international», insiste également le Conseil fédéral. Il s’est félicité de la résolution de l’OMM visant à unifier la politique sur cette question.

Face à l’augmentation des conditions météorologiques extrêmes, qui ont fait 400 000 morts ces dernières années, il souligne l’importance de prévisions « fiables ». Ils sont désormais utilisés par les organisations humanitaires, notamment la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et ses membres, pour anticiper les effets possibles des catastrophes.

Face à l’augmentation des conditions météorologiques extrêmes, qui ont fait 400 000 morts ces dernières années, il souligne l’importance de prévisions « fiables ». Ils sont désormais utilisés par les organisations humanitaires, notamment la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et ses membres, pour anticiper les effets possibles des catastrophes.

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Prévisions «fiables»

Le Conseiller fédéral appelle les autres États à soutenir les mécanismes qui ont été mis en place dans l’OMM pour transmettre ces données. Lire aussi : Quels sont les différents climats de la terre ?. Face au changement climatique, aux problèmes d’accès à l’eau et à la réponse aux catastrophes, l’organisation est importante, a-t-il déclaré.

Il a déclaré que la science avait renforcé sa crédibilité pendant la pandémie, malgré l’opposition d’une « petite minorité ». « Les preuves scientifiques sont parfois soumises à des pressions politiques, mais elles finissent toujours par prévaloir », a déclaré le responsable du DFI. Les États membres de l’OMM se réunissent en ligne pendant dix jours à Genève. Ils doivent notamment suivre la réforme de l’organisation.

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