La recherche participative

La recherche participative

«La science et la recherche participatives sont des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles participent, aux côtés des chercheurs, les acteurs de la société civile, individuellement ou collectivement, activement et délibérément»: telle est la définition adoptée dans la Charte de la science et de la recherche participative en France, signée par le supérieur les établissements d’enseignement et de recherche – dont l’Inserm -, les ONG et les associations, tous déterminés à collaborer pour accélérer les progrès au bénéfice de tous.

L’idée que la gestion de la science relèverait de la seule responsabilité des décideurs et des chercheurs a en effet disparu: alors que les citoyens ont besoin de chercheurs pour accéder aux nouvelles connaissances, la recherche a besoin de la société pour progresser. Et de fait, le renforcement de l’expertise et des compétences de la société civile, combiné à sa mobilisation croissante pour produire et coproduire des connaissances et de l’innovation, a donné forme à un véritable secteur de la recherche tiers.

Aux côtés des acteurs historiques, de la recherche académique et de la recherche industrielle, ce tiers secteur a permis l’émergence d’une recherche participative, accompagnée d’un espace de dialogue et d’action commune. Alliant expertise scientifique et citoyenne, il permet de:

​Coconstruire le savoir

​Coconstruire le savoir

La recherche participative peut s’appliquer à tous les domaines scientifiques et à toutes les étapes du continuum de recherche: les chercheurs et les membres de la société civile peuvent unir leurs forces pour co-construire un projet et réaliser chacune de ses phases: A voir aussi : Enterrer des slips pour déterminer la qualité du sol et aider la science.

Dans certains projets, l’implication du tiers secteur ne concernera que certaines de ces étapes. Dans d’autres, la société civile fera partie de l’ensemble du processus.

Un projet de recherche participative part souvent des besoins exprimés par le tiers secteur, par exemple par les patients ou leurs proches pour le domaine de la recherche biomédicale. Afin de clarifier conjointement les objectifs à atteindre, leurs finalités et leurs enjeux, une étape de stabilisation et de partage des connaissances – celle des scientifiques et celle des personnes directement concernées par le sujet du projet – est nécessaire. Ce travail nécessite du temps et des ressources et devra être répété à chaque étape de la recherche. C’est pourquoi toute recherche participative repose sur un partenariat solide entre chercheurs et membres de la société civile.

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​La recherche participative à l’Inserm

​La recherche participative à l'Inserm

La construction de tels partenariats est l’un des objectifs importants de l’Inserm, activement mis en œuvre depuis 2003 et la création du groupe de réflexion avec les associations de patients (Gram) puis celui des associations missionnaires. Sur le même sujet : Météo du mardi 16 mars : un temps humide et frais pour la saison. Les interactions entre associations de patients et scientifiques de l’Inserm se sont développées, au niveau local et national, grâce à de multiples actions: visites de laboratoires, formations, journées scientifiques, groupes de travail entre associations de patients et chercheurs, etc. mieux se connaître.

En 2017, une rencontre nationale entre associations, chercheurs et acteurs politiques, intitulée Partage des connaissances et perspectives de recherche, a été organisée par l’Inserm. Elle a notamment permis de dresser un panorama de la recherche participative et de ses acteurs en France. Elle a ainsi éclairé les questions méthodologiques, déontologiques et éthiques soulevées par les sciences participatives, et a donné un nouvel élan à la stratégie de l’Institut: il s’agit désormais de franchir une nouvelle étape, avec la mise en œuvre concrète des conditions d’une co-construction efficace recherche des chercheurs Inserm et de la société civile.

Ainsi, le renforcement de l’engagement de l’Inserm en faveur de la recherche participative fait désormais partie de son plan stratégique (Objectif 10). L’implication des citoyens sera encouragée partout où cela a du sens: tous les partenaires associatifs (associations de malades, familles, associations de consommateurs et de citoyens) doivent trouver leur place dans la recherche menée à l’Inserm et être consultés sur des sujets relatifs notamment à la santé, à la recherche l’éthique, les politiques de santé publique et la prise en compte de l’incertitude scientifique. De même, le potentiel participatif de l’expertise collective de l’Inserm – l’expertise, le partage des connaissances et le dispositif d’appui à la décision de l’Institut – sera renforcé.

Formaliser une méthodologie

Pour atteindre ces objectifs, l’Inserm contribuera activement au développement d’un écosystème favorisant la recherche participative, notamment en formalisant une méthodologie de création, de gestion (jusqu’à la restitution des résultats des projets aux participants) et de financement de projets co-construits. par ses chercheurs et professionnels de santé, associations de patients ou de citoyens. Sur le même sujet : Météo hivernale en début de semaine prochaine : froid et neige. Cette mission a été confiée au service Sciences et Société, qui prend le relais de la Mission des Associations de Patients.

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