La science, si précieuse soit-elle, n’est pas au-dessus de la mêlée

La science, si précieuse soit-elle, n'est pas au-dessus de la mêlée

Grâce à la pandémie, le monde scientifique s’avérera inévitable, mais également soumis à des influences et des intérêts complexes. Le sociologue Pierre Bourdieu a fait son objet d’étude en 1975

Publié le vendredi 2 avril 2021 20 h 59

Modifié le vendredi 2 avril 2021 à 20 h 59

Un an après le début de la pandémie, pourquoi s’est-il précipité pour dispenser une formation en service, même si cela impliquait de revoir sa décision par la suite? Parmi les nombreuses incertitudes, au moins une chose semble certaine: cette pandémie modifie substantiellement l’image que notre société se fait de la science, qui ne restera certainement pas sans conséquences. Logiquement, la nouvelle centralité du monde scientifique le rend plus important que jamais. Au point que l’on peut croire que les scientifiques remplaçaient enfin la politique dans le rôle de leaders de décision, obligeant souvent ce dernier à le singe, comme le président français que ses proches s’efforcent de peindre en «épidémiologistes».