Loi sur le CO2: la Suisse se met au chevet du climat

Publié le lundi 29 mars 2021, 12 h 44

Mis à jour le lundi 29 mars 2021 à 13:58

Le vote sur la loi sur le CO2, qui sera l’un des plus importants de la législature, aura lieu dans deux mois et demi. Mais comme les enjeux sont de taille, la ministre de l’Énergie et de l’Environnement, Simonetta Sommaruga, est déjà sur le pont, prête à affronter les vents contraires de l’industrie pétrolière et automobile, de l’Union suisse des arts et du commerce (USAM), de l’UDC et d’autres organisations telles que le Centre des employeurs. Les sections francophones de Climate Strike ont lancé un deuxième référendum, dont elles estiment que la loi ne va pas assez loin.

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Mais, comme l’a souligné lundi Simonetta Sommaruga, le projet peut compter sur le soutien d’acteurs politiques et économiques importants. Todas las demás partes, así como las asociaciones centrales de los cantones, ciudades y municipios, el Groupement pour les Régions de montagne, las organizaciones medioambientales, Economiesuisse, Swiss Banking, Swissmem, Constructionsuisse, la Swiss Society of Entrepreneurs e incluso el TCS brindan su support. Ceci pourrez vous intéresser : Métropole de Grenoble : le pari réussi des énergies renouvelables. .Soutien à la nouvelle législation sur le CO2.

Pour Simonetta Sommaruga, cette loi est d’autant plus importante que la Suisse est particulièrement touchée par le réchauffement climatique: les glaciers fondent, les glissements de terrain se multiplient (comme à Bondo en 2017), l’agriculture souffre de périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. . La loi sur le CO2 vise à apporter des solutions pour «la prochaine décennie». «Cela garantit la sécurité de la planification pour les entreprises. Mais il est vrai que pour atteindre l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050, qui est l’objectif fixé par le Conseil fédéral, d’autres mesures seront nécessaires », concède-t-il. Pour ces mesures supplémentaires, l’éperon a un nom: l’Initiative Glacier. Il demande à la Suisse de réduire à zéro ses émissions nettes de gaz à effet de serre et d’interdire l’utilisation de combustibles et d’énergies fossiles d’ici 2050. Le Conseil fédéral a annoncé il y a un an à peine qu’il s’opposerait à une contre-facture à cette initiative.

Pour l’instant, c’est la loi sur le CO2 qui retient l’attention. La campagne s’annonce vivante et mouvementée, car le dispositif proposé est parfois contraignant et touche le portefeuille. La loi prévoit une augmentation de la taxe CO2 appliquée aux carburants. Aujourd’hui, il est de 96 francs la tonne émise, alors que le plafond est fixé à 120 francs. Cela équivaut à 30 cents le litre de mazout et 2,4 cents le kWh de gaz naturel. Le projet consiste à porter ce montant maximum à 210 francs par tonne de CO2, soit 50 centimes par litre de fioul et 4,2 centimes par kWh de gaz.

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La loi n’étend pas la taxe sur le CO2 aux carburants. D’autre part, elle impose de nouvelles réglementations sur les émissions nocives aux importateurs, qui devront les compenser par des mesures de protection du climat. Votre financement peut être répercuté sur les prix du diesel et de l’essence. Cette taxe existe déjà: sur les 5 centimes autorisés aujourd’hui, 1,5 est répercuté sur les prix. Le plafond passera à 10 cents le litre, puis à 12 cents à partir de 2025. Simonetta Sommaruga nous rappelle que le parc automobile est en train de changer. Le nombre de véhicules électriques a considérablement augmenté en 2020, donc «la dépendance au pétrole diminuera». Et le montant maximal de la taxe compensatoire ne s’appliquera pas nécessairement.

Le projet comprend également une taxe de 30 à 120 francs sur les billets d’avion. Le montant exact dépendra de la classe de voyage et de la distance parcourue. Les vols d’affaires seront également concernés: la redevance sera comprise entre 500 et 3 000 francs selon la distance parcourue et le poids de l’avion.

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