Science: Comment les dinosaures volants supportaient leur cou

Les scientifiques pensent avoir résolu le tamis des grands dinosaures volants, dont le cou pouvait mesurer jusqu’à trois mètres de long.

Des scientifiques pensent avoir résolu l’énigme des grands dinosaures volants, qui possédaient un cou qui pouvait mesurer jusqu’à trois mètres de long.

Des scientifiques pensent avoir résolu l’énigme des grands dinosaures volants, qui possédaient un cou qui pouvait mesurer jusqu’à trois mètres de long.

Le tube neural, qui abrite les nerfs à travers la colonne vertébrale, est au centre des vertèbres et se connecte aux parois externes par des os minces appelés trabécules. Sur le même sujet : La NASA et les agences spatiales partenaires amassent une vision globale des impacts du COVID-19.

D’énormes reptiles volants, les ptérosaures Azhdarchidae partageaient le ciel à l’époque des dinosaures, utilisant leurs énormes pointes pour chasser les poissons et autres animaux.

Mais il y a une autre partie de leur anatomie qui a toujours fasciné les scientifiques: leur cou. Les chercheurs estiment que cette dernière pourrait mesurer jusqu’à trois mètres de long – plus grande qu’une girafe – soulevant le mystère de la façon dont ces animaux pourraient maintenir son poids.

La clé de l’énigme

Grâce à l’analyse d’échantillons de vertèbres bien conservés provenant de fouilles au Maroc, une équipe de scientifiques pense avoir la réponse. La clé du tamis semble se trouver dans un ensemble complexe de rayons à l’intérieur de ces vertèbres qui, bien qu’ultra-légères, supportaient le poids de la tête et du cou du ptérosaure.

Cariad Williams, auteur principal de l’article dans la revue iScience, a déclaré à l’AFP qu’avant une enquête approfondie, l’équipe de recherche soupçonnait déjà que la colonne vertébrale de l’animal contenait une structure interne sophistiquée.

Une «surprise»

Mais après avoir analysé les résultats de l’analyse, « nous ne pouvions pas croire ce que nous avions découvert – c’était l’une des structures les plus uniques que nous ayons jamais vues », a déclaré le doctorant de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, aux États-Unis.

La structure n’a pas d’équivalent connu dans le règne animal, moderne ou éteint, et la chercheuse s’est dite « surprise que personne n’ait été retrouvé auparavant ».

«Formidablement complexes»

Le tube neural, qui abrite les nerfs à travers la colonne vertébrale, est situé au centre des vertèbres et se connecte aux parois externes de ces dernières par des os fins appelés trabécules, disposés en rayons et se croisant, comme une roue de bicyclette.

Les rayons sont également disposés le long des vertèbres, ce qui leur donne un aspect hélicoïdal et ajoute plus de résistance à la structure.

L’équipe de chercheurs a ensuite travaillé avec des ingénieurs biomécaniques, dont les calculs suggèrent qu’avec seulement une cinquantaine de ces os en forme de rayons, le poids que les ptéroseurs pouvaient supporter a été augmenté de 90%.

Beaucoup de questions résolues

Le co-auteur de l’étude, David Martill de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni, a déclaré dans un communiqué que la découverte avait résolu « de nombreuses questions biomécaniques sur la façon dont ces créatures pouvaient soutenir leurs énormes têtes – plus longues que 1,5 mètre – avaient ‘ u monté sur des cous plus longs que ceux de la girafe moderne – tout en conservant la capacité de voler ».

On en sait relativement peu sur les ptéroseurs, qui étaient auparavant ignorés dans les études scientifiques car ils sont considérés comme peu intéressants dans la recherche évolutionniste.

Pourtant, cette découverte les révèle «extrêmement complexes» et mérite une étude plus approfondie, selon David Martill et l’équipe de recherche.

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