SpaceX et la Nasa s’accordent pour éviter les carambolages dans l’espace

La NASA et SpaceX ont conclu un accord pour se coordonner dans l’espace afin d’éviter les collisions de satellites.

L’histoire a fait la une des journaux en 2019. L’Agence spatiale européenne a révélé qu’elle avait été contrainte d’effectuer une manœuvre pour éviter qu’un de ses satellites n’entre en collision avec une «méga-constellation», celle de SpaceX. L’ESA indiquait alors qu’il était très rare de réaliser ce type d’esquive avec un autre satellite actif: généralement, l’esquive fait référence à plus de débris ou de débris.

Cet incident, qui a heureusement eu une issue favorable, montre la nécessité d’une plus grande coordination dans l’espace. D’abord parce que de plus en plus d’acteurs, y compris privés, y investissent, mais aussi certains d’entre eux ont l’ambition de le peupler de dizaines de milliers de satellites. C’est souvent le cas pour SpaceX avec son projet Starlink de proposer une offre internet par satellite.

Le fait est qu’il y a déjà des échanges entre organisations actives dans l’espace: il y en a eu entre SpaceX et l’équipe Aeolus, le satellite européen qui a dû changer de trajectoire (il y a eu une erreur du côté de SpaceX, obligeant l’ESA à intervenir à la hâte pour éviter les collisions). Mais il semble nécessaire de les renforcer. Et c’est précisément le sens de l’accord annoncé le 18 mars entre la NASA et SpaceX.

« Este acuerdo permite lograr un mayor nivel de coordinación, cooperación e intercambio de datos, y define la disposición, responsabilidades y procedimientos para la coordinación de la seguridad de vuelo », explica la agencia espacial estadounidense, que cuenta con una gran flota de satélites en l’espace. , et pour cette raison, il est très préoccupé par l’arrivée de ces méga-stèles.

Selon la NASA, il s’agit d’interagir plus finement avec SpaceX pour éviter les collisions, mais aussi les situations rapprochées. Ils peuvent se produire notamment au moment du lancement de nouveaux satellites, même lors de vols de covoiturage, qui consistent à mettre plusieurs satellites en orbite en même temps. La meilleure chose pour les deux parties est de parvenir de toute façon à un accord.

L’IA à la rescousse

L’IA à la rescousse

L’orbite terrestre est déjà contaminée par un certain nombre de débris spatiaux, ce qui constitue une menace pour d’autres satellites, mais aussi pour les missions habitées, y compris la Station spatiale internationale. Ceci pourrez vous intéresser : SpaceX sait pourquoi le Starship SN10 a explosé. Bien que ces fragments soient susceptibles d’augmenter lorsqu’ils se heurtent, cela n’empire pas les choses avec les satellites actifs.

Il existe plusieurs initiatives: Aux États-Unis, la réglementation oblige les entreprises à se conformer aux nouvelles directives. En Europe, un contrat a été signé pour désorbiter les gros déchets. En outre, il existe également une orbite spéciale à 36 000 km où les satellites sont placés en fin de vie ou à risque d’explosion (ce phénomène est également la principale cause de pollution spatiale).

Un autre problème, cependant, est le développement d’armes antisatellites. Le test indien d’un missile anti-satellite en 2019 a été largement critiqué, tout comme l’ancien chef de la NASA qui a évoqué une catastrophe. Plusieurs mois après le tir, il restait des restes de la cible orbitale de différentes tailles. Heureusement, la plupart d’entre eux ont finalement été brûlés lorsqu’ils sont entrés dans l’atmosphère.

Avec le nombre croissant de satellites installés, la surveillance et les manœuvres désormais effectuées manuellement par le personnel au sol seront de plus en plus confiées à des systèmes automatisés. Il devient extrêmement difficile de suivre tous les paramètres et toutes les trajectoires, même en orbite vers lesquelles, en théorie, le satellite doit revenir en évitant la menace.

C’est la raison pour laquelle l’ESA s’appuie de plus en plus sur les technologies de l’information. C’est ce qu’expliquait l’agence à l’époque: «Le processus actuel de prévention des collisions« manuel »deviendra impossible». La bonne nouvelle est que la puissance de calcul augmente d’année en année et que les outils d’intelligence artificielle deviennent également plus efficaces pour déterminer comment gérer ces événements.

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